Le jeu du jeudi : Captain Sonar

Cette semaine, on joue a touché coulé ! sauf qu’on a qu’un sous marin, et qu’il bouge. Voici donc Captain Sonar, un jeu de recherche et destruction de sous-marin par équipe.

Dans ce jeu sous pression, chaque joueur incarne un rôle spécifique au sein de son sous-marin et il en existe 4 différent. 

Le capitaine, il gère les déplacements de son bâtiment et choisit quand utiliser les armes et autres équipements. à chaque tour il donne un cap et attend la confirmation du second et du mécano.

Le second, il est responsable des systèmes, armes et équipements, du navire. A chaque déplacements il coche une case du système de son choix. Quand toutes les cases d’un systèmes sont cochées, celui est prêt à l’emploi et il en informe le capitaine.

Le détecteur, il “espionne” le capitaine de l’équipe adverse afin de trouver la position du sous-marin adverse sur la carte. Il fait le point régulièrement avec son capitaine.

Le mécano, il gère les problèmes techniques dus aux déplacements du sous-marin. Il est effectivement possible que certains systèmes soient hors services même si prêt à l’emploi.

Apercu d’une table de jeu

Il existe 2 modes de jeu. Le premier, en tour par tour, chaque équipe joue l’une après l’autre, c’est classique, bien pour débuter ou à peu de joueurs. Le second cependant rajoute de la tension, le temps réels. Chaque équipe va à son rythme (plus ou moins rapide), parle en même temps et la vrai course commence.

Le jeu propose également plusieurs scénarii avec des cartes différentes et des règles spéciales pour prolonger l’expérience.

Le jeu est bon, l’immersion est quasi totale (hé hé). Le mode temps réel est vraiment prenant. Je conseil de jouer à 6 ou 8 joueurs

Un jeu de Roberto Fraga, Yohan Lemonnier
Illustré par
Ervin, Sabrina Tobal
Edité par Matagot (2016).

En quelques mots : fun, immersif, communication

  • Pour 2 à 8 joueurs
  • A partir de 12 ans
  • Durée d’une partie : environ 45 minutes

Le jeu du jeudi : Dixit

Parfois nous vous parlons de jeux nouveaux ou peu connus, cette fois, nous allons aborder l’un des grands classiques des jeux modernes : Dixit.

A sa sortie, Dixit a fait figure d’O.L.N.I. (Objet Ludique Non Identifié) mais il a très vite fait des émules. Ce jeu propose aux joueurs de faire parler leur imagination au travers d’illustrations fantasmagoriques proposées par plusieurs illustrateurs talentueux.

Une carte de l’une des 10 extensions du jeu.

A chaque manche du jeu, l’un des joueurs, appelé “conteur”, choisit l’une de ses cartes et annonce un mot, une phrase, un son qui lui rappelle l’illustration de la carte. Tous les autres joueurs choisissent alors une de leur cartes qui leur semble illustrer ce qu’a dit le conteur. Les cartes sélectionnées sont alors mélangées et présentées face visible sur la table. Tous les joueurs, sauf le conteur, vont alors voter pour la carte qu’ils estiment être la carte de ce dernier. Selon les versions de Dixit, la manière de conter les points diffère un peu mais reste dans le même esprit : si au moins un joueur, mais pas tous, a trouvé la carte du conteur, le conteur gagne des points, ainsi que tous les joueurs qui ont voté pour cette carte. Si aucun ou tous les joueurs ont trouvé la carte, le conteur ne marque aucun points. Toutes les cartes pour lesquelles des joueurs ont voté rapportent des points à leur propriétaire. On change ensuite de conteur et chaque joueur reprend une carte pour compléter sa main.

Il est tout à fait possible de jouer sans compter les points, juste pour le plaisir. Une variante que j’aime beaucoup consiste a expliquer pourquoi nous avons choisi telle ou telle carte (pour la poser sur la table et pour le vote). Cela permet de découvrir les autres au travers du jeu.

En quelques mots : superbe, imagination, communication

Un jeu de Jean-Louis Roubira 
Illustré par Marie Cardouat, Piérô, Xavier Collette, Clément Lefèvre, Franck Dion, Carine Hinder, Jérôme Pélissier, Marina Coudray et Paul Echegoyen
Edité par Libellud (2008).

  • Pour 3 à 12 joueurs
  • A partir de 8 ans
  • Durée d’une partie : environ 30 minutes


Le jeu du jeudi : Affinity

Cette semaine, la communication et l’harmonie sont à l’honneur… à moins que vous ne soyez une équipe du chaos !

Dans Affinity, les joueurs vont coopérer afin de deviner l’émotion (imposée) que chaque autre joueur essaye de leur transmettre par le biais d’une phrase composée de 3 éléments assemblés. Chaque émotion reconnue correctement fera avancer le pion de la piste d’harmonie, chaque erreur celui de la piste du chaos. Dès qu’un des deux pions arrive sur la piste opposée il déclenche la fin de partie et la victoire ou l’échec des joueurs selon leur degré d’affinité.

Deux exemples de phrases composées à partie des éléments proposés par le jeu.

Selon les joueurs, les phrases composées seront plutôt mignonnes ou salement crades et c’est drôle ! La limite des cartes (3 propositions possibles pour chaque élément de phrase) impose des combinaisons souvent farfelues et on se rend vite combien combien il est difficile de se mettre d’accord sur les émotions !

Les enfants ne sont pas oubliés, il sera alors proposé de retirer “glauque” afin de rester sur des thèmes plus légers.

J’aime le côté un peu fou et la liberté d’expression, même si elle est limitée par les cartes. J’aime surtout les fou-rires que ce jeu déclenche inévitablement autour de la table, même avec des inconnus !

En quelques mots : communication, déjanté, émotions, drôle

Un jeu de Roméo Hennion, Clément Leclercq, Davy Bernard et Jean-Philippe Sahut  Illustré par Emma Ferraro
Edité par GameFlow (2018).

  • Pour 3 à 8 joueurs
  • A partir de 8 ans
  • Durée d’une partie : environ 30 minutes